L’assurance « tous risques électroniques »

 

Un « must » qui devrait - et de plus en plus - devenir un produit couru !

Un « must » qui devrait - et de plus en plus - devenir un produit couru !

De nos jours, les entreprises utilisent toutes du matériel sophistiqué et des appareils électroniques en tous genres, pensons aux ordinateurs, aux imprimantes, aux installations de téléphonie, mais également aux équipements médicaux, aux centrales d’alarme... sans compter que s’y ajoutent des programmes et des données en nombre qui y sont généralement attachés. Cela pose peu de problèmes dans l’absolu, sauf bien sûr en cas de problème…

En cas de problème, justement, cette électronique qui a pris tellement de place dans notre quotidien pourrait perturber le bon fonctionnement de nos outils, de nos process, voire de nos entreprises et, au pire, paralyser complètement l’ensemble de nos activités en cas de dysfonctionnements plus conséquents. À cela s’ajoutent, on s’en doute, les conséquences financières d’un tel sinistre informatique, des retombées parfois énormes pour une entreprise puisque la facture de réparation et de récupération des informations perdues - quand c’est possible ! - frise aujourd’hui souvent des sommets qui dépassent parfois le coût des machines elles-mêmes (logiciels, perte de données, charges additionnelles pour poursuivre l’exploitation…).

De quoi s’agit-il concrètement ?

La bonne nouvelle, c’est que certains sinistres précis peuvent aujourd’hui être couverts, en partie en tout cas, par votre assurance incendie de base. En toute logique, l’accident, l’erreur ou la négligence seront bien sûr systématiquement exclus, notamment en cas de chute de l’appareil, de maladresse, de vandalisme, ou en cas d’augmentation des charges d’exploitation suite à un arrêt accidentel…. Il n’empêche, l’assurance dite « tous risques électroniques » peut tout de même s’avérer intéressante, c’est d’ailleurs une solution que prônent les assureurs et qu’ont adoptée les indépendants et entrepreneurs tous secteurs confondus. Concrètement, celle-ci aura pour objet de couvrir l’ensemble des événements soudains et imprévus provoquant des dommages aux matériels assurés. On présente généralement l’étendue des garanties en 3 volets, à savoir les dommages matériels, les frais supplémentaires et les données et programmes.

Dommages matériels

Assuré, on s’interroge parfois en dehors de tout sinistre quant aux appareils couverts et aux montants à déclarer. Les moins prévoyants y pensent, eux, une fois le problème rencontré. En fait, les appareils couverts relèvent de l’ensemble du matériel à usage professionnel généralement utilisé dans les murs de l’entreprise, on pense au matériel informatique fixe, au matériel bureautique fixe, au matériel électronique du bâtiment, au matériel informatique portable, ainsi qu’aux appareillages électriques, électroniques et informatiques qui seraient spécifiés nommément dans le contrat d’assurance. On précisera encore que les montants à déclarer dans le contrat devront être égaux à tout moment à la valeur totale du matériel dont vous êtes propriétaire, locataire et/ou dont vous disposez en location-achat. Dans la plupart des cas, il n’est pas utile de prévenir son assureur pour changer de matériel informatique… la plupart des compagnies octroyant automatiquement, et sans déclaration préalable, la couverture pour le nouveau matériel correspondant au type ou à la nature du matériel déjà garanti. Une règle de tolérance, allant de 10 à 15% de la dernière valeur déclarée, peut être également prévue. Notez aussi que si vous demandez à votre personnel d’utiliser son propre matériel, il vous faut prévoir une convention ad hoc, c’est-à-dire BYOD (« Bring Your Own Device » ou « prenez votre matériel propre »), qui mentionne noir sur blanc la valeur à neuf du matériel et le détail de ce qui est à couvrir.

 Frais supplémentaires et perte de programmes et données

Une précision importante touche maintenant aux frais supplémentaires et à la perte de programmes et données… qui devront être explicitement prévus dans le contrat. Nous attirons à ce sujet votre attention quant au plafond maximum d’intervention prévu par la compagnie, afin évidemment qu’il soit en lien avec vos attentes et besoins. Dans les faits, ces frais recouvriront essentiellement des dé[1]penses exposées afin d’éviter la cessation d’activité et/ou de limiter l’interruption ou la réduction de l’activité. Parlant de la perte de programmes et données, il s’agira plutôt des frais exposés pour couvrir les frais de remplacement des logiciels et support de données, ainsi que le coût de réenregistrement de ces dernières. À titre d’exemple, les deux postes en question serviront à couvrir la location d’un équipement de remplacement, le transfert temporaire vers d’autres locaux, les heures supplémentaires du personnel, l’appel à des spécialistes externes...

 

LES CONSEILS DE L’ASSUREUR… CE QUE VOUS DEVEZ RETENIR

 ▶ Vérifiez toujours les montants assurés : valeur de remplacement à neuf, frais complémentaires, sans oublier les frais de reconstitution des données et programmes !

 ▶ Evitez absolument les doublons. En cas de couverture au sein d’une « tous risques électroniques », vous ne devez évidemment plus reprendre le matériel électronique dans le capital contenu dans votre contrat incendie, sous peine de payer deux fois.

 ▶ Analysez nécessairement les exclusions potentielles avec votre conseiller en assurances.

▶ Mettez en place des mesures de prévention afin de réduire l’éventualité d’un sinistre (back-up, cloud, audit de la sécurité informatique…)